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En 2012, il reçoit à Alger le 13e prix Omar Ouartilane de la liberté de la presse.

Dans ce long entretien, il évoque le rôle que devrait jouer un journaliste indépendant et explique sa vision de la liberté de la presse, tel que mentionné dans son nouvel ouvrage, Le Droit de savoir, publié en mars dernier aux éditions Don Quichotte.**Le droit de savoir est une façon de dire qu’on se place du point de vue des citoyens, du peuple et que celui-ci a le droit de savoir tout ce qu’on fait en son nom.

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Ils disent qu’ils ont des secrets légitimes : les secrets des affaires, le secret d’Etat, etc. Nous avons tous une opinion et, à l’époque du numérique, d’internet et des réseaux sociaux, les citoyens peuvent beaucoup plus librement exprimer directement leurs opinions.

En revanche, il faut dire que le journaliste doit être au service non pas de cet échange d’opinions qui ne lui appartient pas, qui n’est pas son privilège, mais de la production de ce que j’appelle les vérités de fait.

**Ce que traduit la détestation, les critiques, les polémiques autour du journalisme d’enquête, d’investigation, de révélation c’est, en fait, un très faible esprit démocratique, une trop faible exigence démocratique, une très faible vitalité de la démocratie.

Donc le problème n’est pas tant le journalisme que l’état de la démocratie.

Par contre, je trouve que la formule «droit de savoir» est plus radicale. Je pense que l’opinion n’appartient pas aux journalistes.

Elle dit «j’ai le droit de savoir» par rapport aux différents pouvoirs, qu’ils soient politique ou économique, qui mettent des entraves, justement, à ce droit de savoir. L’opinion, ou la liberté d’expression, est le droit de tous les citoyens.

Il épousait donc l’idée du progrès et du changement, tout en combattant au nom de l’exigence de vérité.

C’est pour cela que je n’ai pas honte de ce passé, de ma jeunesse qui portait des idéaux que je retrouve actuellement dans mon métier de journaliste.

El Ayam: ce sont les jours qui passent avec du bon et du moins bon. Mais nous pouvons laisser des traces, des écrits, une oeuvre utile, un message de progrès. Edwy Plenel est le directeur du journal participatif en ligne Mediapart qui a révélé, depuis sa création en 2008, plusieurs scandales politiques et financiers en France, le dernier en date étant l’affaire Cahuzac, ministre socialiste du Budget, qui avait un compte bancaire illégal en Suisse. Plenel était directeur du quotidien Le Monde entre 1996 et 2004.

En tant que journaliste politique de ce journal, il a été victime des écoutes téléphoniques de l’Elysée sous Mitterrand dans les années 1980 et a subi des grandes pressions à cause de ses enquêtes.

Pour être libre et autonome, il faut qu’il sache que ceux qui le représentent, ceux qui le gouvernent, ceux qui ont du pouvoir font en son nom. Et de ce droit de savoir, qui est au cœur de la démocratie, découle la responsabilité des journalistes dans leur devoir d’information.

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